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Petits pois, soja & co. - Les produits végétaliens sous la loupe

En Suisse, notre cher "Zmorge", nom donné au petit-déjeuner traditionnel, est une culture bien ancrée dont de nombreux Suisses ne peuvent se passer. Il se compose généralement de tresse au beurre, de petits pains, de fromage, de charcuterie ou de saucisses. Pour que la population végétalienne ne soit pas obligée de renoncer à ce brunch copieux et délicieux, il existe aujourd'hui toutes sortes de produits de substitution sur le marché : de la charcuterie au fromage, en passant par tout ce que le cœur des végétaliens peut désirer. Nous allons examiner de plus près ces produits de substitution végétaliens afin de déterminer s'ils sont réellement sains et durables.

Les substituts végétaliens sont-ils plus sains que les produits d'origine animale ? 

Si l'on examine dans quelle mesure des substituts végétaliens sont peuvent être sains, on constate que nombre d'entre eux sont très transformés et présentent une teneur élevée en graisses, en sucre ou en sel. Ils contiennent souvent de nombreux additifs, ce qui apparaît clairement lorsqu'on regarde la liste des ingrédients. Un aspect positif de ces produits est toutefois leur teneur en protéines végétales de haute qualité. Par rapport à la viande, ils sont moins riches en graisses et contiennent moins d'acides gras saturés. Il est donc important pour les consommateurs de bien étudier la liste des ingrédients, car il peut y avoir de grandes différences en fonction du produit. Une valeur indicative pour la teneur en sel est qu'elle ne devrait pas dépasser 1,5 à 2 grammes pour 100 grammes.

Des étiquettes qui trompent les apparences

Les emballages des substituts végétaliens portent souvent des étiquettes prometteuses telles que "haute teneur en protéines", "avec fibres" ou "avec vitamines", qui suggèrent que ces produits sont particulièrement sains. Cependant, ces allégations sont souvent trompeuses, car les produits sont généralement très transformés et les labels ne sont que des stratégies de marketing. Dans ce cas, il vaut la peine de comparer avec les variantes traditionnelles de cottage cheese, de fromage blanc, de mostbröckli et autres. On remarque alors que la différence, par exemple en ce qui concerne la teneur en protéines, est minime voire inexistante, mais que le prix est d'autant plus élevé. Les experts recommandent d'ignorer ces labels, voire de les considérer comme "alarmants". Ils conseillent plutôt aux personnes qui ne mangent pas de viande de cuisiner avec des sources naturelles de protéines comme le tofu, les graines ou les noix. Les repas préparés à la maison et congelés peuvent être une alternative plus saine aux produits prêts à l'emploi hautement transformés.

Qu'en est-il du Nutri-Score ? 

Le Nutri-Score, un nouveau système d'évaluation, vise à mettre en évidence la qualité nutritionnelle des produits et à aider les consommateurs à mieux classer les produits. Le score prend en compte à la fois les ingrédients positifs et négatifs et classe ensuite le produit sur une échelle de couleur. Les ingrédients positifs comprennent les fruits, les légumes, les légumineuses, les noix, certaines huiles, les fibres alimentaires et les protéines. Les effets négatifs sont le sucre, le sel, les acides gras saturés et la teneur en énergie. Il convient toutefois de noter que le Nutri-Score n'a de sens qu'au sein du même groupe de produits, car l'évaluation de produits tels que les boissons sucrées ou le fromage est différente. Le Nutri-Score ne doit donc pas être utilisé pour comparer des produits appartenant à des groupes différents. En France, des travaux sont en cours pour ajouter le degré de transformation au Nutri-Score, lequel contribuerait à une évaluation plus complète.

nutriscore

 

Produits de substitution vs. produits animaux - qu'est-ce qui est plus durable ? 

En comparant les produits de substitution et les produits animaux en termes de durabilité, on constate que les produits végétaliens génèrent généralement beaucoup moins d'émissions de CO2 que les produits carnés. Un menu végétarien a en moyenne trois fois moins d'impact sur le climat qu'un menu à base de viande. En Suisse, 48% des émissions de gaz à effet de serre liées à l'alimentation sont imputables aux produits d'origine animale. Cependant, la culture de légumes ou de fruits peut également avoir un impact sur l'environnement, en particulier si ces produits sont transportés sur de longues distances ou cultivés dans des régions arides nécessitant beaucoup d'eau, d'où l'importance de privilégier les produits régionaux, de saison et biologiques. Les végétaliens sont généralement plus attentifs à leur alimentation et à son impact sur l'environnement, ce qui fait d'eux des consommateurs plus conscients. Et c'est précisément cette prise de conscience qui est essentielle pour faire une différence dans notre environnement.

Le soja a mauvaise réputation - à juste titre ? 

Dans le contexte de l'alimentation végétalienne, le soja fait souvent l'objet de controverses, notamment en ce qui concerne les questions environnementales. L'impact de la culture du soja, en particulier en Amérique du Sud, est en effet préoccupant. Au cours des 15 dernières années, la production mondiale de soja a augmenté de plus de 70% pour atteindre 371 millions de tonnes. Cette augmentation est étroitement liée à la demande mondiale de soja, une grande partie de cette production étant exportée vers l'Europe pour y être utilisée comme aliment pour animaux. Il est extrêmement important de souligner ici qu'environ 80% du soja importé en Europe est utilisé comme aliment pour animaux dans l'élevage industriel. Un autre élément préoccupant est la conversion des prairies et des forêts tropicales en plantations de soja, alors que les pays d'origine cultivent presque exclusivement des variétés de soja génétiquement modifiées, traitées intensivement avec des pesticides. La problématique est donc complexe et concerne aussi bien les aspects environnementaux que sanitaires. Face à ces défis, l'Europe réfléchit de plus en plus à une augmentation de l'autosuffisance en soja. Cela pourrait être un moyen de réduire la dépendance aux importations de soja d'Amérique du Sud tout en contrôlant l'impact environnemental de la production. 

 

Les substituts végétaliens constituent une alternative de plus en plus populaire aux ingrédients traditionnels d'origine animale pour le petit-déjeuner en Suisse. S'ils présentent certainement des avantages en termes de respect de l'environnement et de réduction des émissions de CO2, les consommateurs doivent toutefois être conscients que tous les produits végétaliens ne sont pas automatiquement sains. Beaucoup d'entre eux sont fortement transformés et contiennent des quantités élevées de graisse, de sucre ou de sel. Il est donc important de s'intéresser de près aux ingrédients et de lire attentivement les informations nutritionnelles. L'utilisation du Nutri-Score peut aider à faire un choix éclairé, bien que ce système ait ses limites et ne tienne pas nécessairement compte de la transformation des produits. 

Comparaison des substituts végétaliens

 

 

Goût

Traitement

Impact environnemental

Haché de soja

Similaire à la viande en termes de consistance

Non traité

Selon l'endroit d'où il a été importé

1 kg de soja = 1,3 kg d'équivalents CO2

Haché de protéines de pois

Similaire à la viande en termes de consistance

Non transformé, uniquement des ingrédients naturels

Faible

1 kg de protéines de pois = 1,4 kg d'équivalents CO2

Haché de tournesol

Peu de goût, un peu de noisette

Non traité

Très faible

1 kg de tournesol haché = 0,5 kg d'équivalents CO2

Haché de seitan

Peu de goût, friable

Non traité

Faible

1 kg de seitan haché = 1,1 kg d'équivalents CO2

 

Dans cet exemple, nous comparons les alternatives végétaliennes à la viande hachée. En termes de goût, le tofu et les protéines de pois sont en tête, car ils se rapprochent le plus de la vraie viande et ont un goût agréablement juteux. Le hachis de graines de tournesol offre un goût plutôt doux, à tendance légèrement noisette, similaire au hachis de seitan. Tous les produits donnent de bons résultats lors de la transformation, bien que cela varie d'un produit à l'autre. En termes de respect de l'environnement, le hachis de tournesol est en tête avec le plus faible impact, tandis que le hachis de soja est celui qui contribue le plus à l'impact environnemental.

Pour une alimentation durable et saine, il est recommandé d'éviter les produits fortement transformés et d'utiliser plutôt des ingrédients frais et naturels. Les produits régionaux, saisonniers et biologiques sont non seulement plus respectueux de l'environnement, mais ils contribuent également à une alimentation équilibrée. La conscience écologique croissante dont font preuve de nombreux végétaliens et végétaliennes est un pas important dans la bonne direction. C'est une prise de conscience qui non seulement favorise la santé individuelle, mais contribue également de manière significative à la protection de notre planète.

Pour une alimentation plus consciente et plus saine - quelques conseils

Les trésors régionaux

Steckling 1

Privilégiez les produits locaux. Les aliments frais, achetés directement à la ferme ou au marché hebdomadaire sont convaincants par leur qualité et leur transformation minimale. En achetant local, vous soutenez non seulement les producteurs locaux, mais vous contribuez également à la protection de l'environnement.

L'emballage

Steckling 2

Une caractéristique essentielle des aliments excessivement transformés est leur emballage. Alors que les aliments frais tels que les fruits et légumes sont généralement vendus sans emballage, vous trouverez souvent des produits transformés dans des emballages élaborés.

Les produits traditionnels

Steckling 3

Il s'agit souvent d'aliments qui ont fait leurs preuves et qui sont moins transformés. Pensez à des produits comme le fromage cottage ou la mozzarella, que nos grands-parents connaissaient déjà. En comparaison, de nombreux aliments nouveaux et très promus sont généralement plus transformés.

Les produits faits maison

Steckling 4

Les repas préparés à la maison sont presque toujours une option plus saine. Même si vous ne faites pas attention à la quantité de chaque ingrédient, ce que vous préparez vous-même est généralement plus sain que les produits préparés.

Date de péremption

Steckling 5

Une autre indication de la transformation des aliments est leur durée de conservation. Les produits à longue durée de conservation contiennent souvent plus d'additifs. Les produits surgelés et certaines boîtes de conserve font généralement exception à cette règle.

Les ingrédients

Steckling 6

Une bonne indication est la longueur de la liste des ingrédients. Plus cette liste est courte, moins le produit est généralement transformé. Au-delà de cinq ingrédients, il s'agit souvent d'aliments très transformés.

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